page principale                                   page précédente                                      page suivante

 

La résidence de Notre-Dame-de-Recouvrance

    La résidence des Jésuites " servit de collège durant cinq ans, jusqu'à l'incendie de juin 1640." (1) Elle est localisée dans le presbytère attenant à l'église Notre_Dame_de_Recouvrance.  Lucien Campeau explique:

    " L'édifice où s'ouvrent les classes, à l'automne 1635,  appartient à la Compagnie_des_Cent_Associés, et a été bâti à ses frais et doit servir d'habitation  aux ecclésiastiques desservant l'église de Notre_Dame_de_Recouvrance aussi construite aux frais de la compagnie et sur son terrain "   (2 )

 Jean-Marie Lebel (2003) explique les débuts de la résidence de Notre-Dame-de-Recouvrance:

    " En 1633 ou en 1634, les Jésuites, considérant que leur résidence de la rivière Saint-Charles se trouvait loin de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance et des activités de la ville, se firent construire une résidence sur le cap de Québec, à l'arrière et du coté est de la nouvelle église dont ils étaient les desservants.  Cette nouvelle résidence, modeste et en bois, sera dite de Notre-Dame-de-Recouvrance" (3)

    La résidence est ainsi appelée Résidence de Notre-Dame-de-Recouvrance comme le montre cet extrait de la relation des Jésuites pour l'année 1636.

                              

    Elément important à souligner, la résidence des Jésuites s'élevait donc sur la future réserve d'Ailleboust (4).    Cela pourrait être les vestiges trouvés par Silvio Dumas entre 1951 et 1957 (5).     Incendiée le 14  juin 1640 de même que l'église Notre_Dame_de_Recouvrance et la chapelle_Champlain, les Jésuites s'installent d'abord, dans la maison des cent-Associés et en 1650,  sur le site actuel de l'Hôtel de Ville de Québec. 

                                                          

 

    En 1651, on reconstruit probablement sur ces ruines, un pensionnat pour les élèves du Collège des Jésuites. (6) 

                                           

Source: Ragueneau, Paul, Relation de ce qui s'est passé de plus remarquable és missions des peres de la Compagnie de Jesus, en la Nouvelle France, es annees 1650 & 1651 : envoyée au R.P. provincial de la province de France, Paris, Sebastien Cramoisy, imprimeur ordinaire du roy & de la reyne, et Gabriel Cramoisy, 1652, p. .

 

 En 1661, cette bâtisse en écorce, bien que  vieillissante, sera encore utilisée par le maître de chapelle, Martin Boutet,  tel que relaté par Provost (1947) (4).

                est                                     ouest

Superposition du plan de Bourdon 1660 et les fouilles archéologiques de Dumas (1958). On remarque que les fondations qui pourraient appartenir à la résidence des Jésuites,  coïncident  avec la cabane en bois de Martin Boutet.

Source: Gaumond, Michel, Jacques Langlois, "Le tombeau de Champlain: Une nouvelle hypothèse de localisation ",  Activités archéologiques 1977-1978, Québec, Dossier no. 49, Ministère des Affaires culturelles, 1980. p. 480-517, planche 1 et 9

 

Historique des occupants sur ce  site:

1635 -  juin 1640  Collège et résidence des Jésuites qui sert de presbytère de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance.

1651 - 1659?  Pensionnat des élèves du collège des Jésuites.

1660? - 1669?  Ecole de chant occupée par Martin Boutet ( voir plan de Bourdon de 1660 et 1664 ).

 

Notes:

(1) Lebel, Jean-Marie, " Les résidences des Jésuites à Québec" Québecensia, Québec, Société Historique de Québec, vol. 11, no. 2,  déc. 2003, p. 6

(2) Campeau, Lucien, La première mission des Jésuites en Nouvelle-France (1611-1613) et  Les commencements du Collège de Québec (1626-1670),  Montréal,  Editions Bellarmin, 1972, p. 69

(3) Lebel, Jean-Marie, op. cit., p. 4

(4) Provost, Honorius, "La réserve de M. d'Ailleboust à Québec", Bulletin des recherches historiques, Lévis, 1947, vol. 53, no.6, p. 181

(5) Lavoie, Carl,  Recherche multidisciplinaire sur la localisation du site de la chapelle_Champlain à Québec, 1999. Avec la participation de Paul Grimard, Georges Larouche et Maurice K. Séguin. Publié pour le mouvement Francité, p28

(6) Campeau, Lucien, op.cit., p. 84

                                                                

                       page principale                                   page précédente                                      page suivante